Prince of Persia est une licence de jeu vidéo fondée sur la plateforme, les pièges, les combats et l’aventure dans un univers inspiré de la Perse et des Mille et Une Nuits. Son histoire passe par un jeu fondateur sorti en 1989, plusieurs évolutions majeures et The Lost Crown, un épisode récent qui adopte les codes du Metroidvania.
Une licence née de la plateforme, mais pensée comme une aventure
Le premier Prince of Persia sort aux États-Unis en 1989, après un développement commencé en 1985 par Jordan Mechner. Le joueur progresse écran par écran dans un palais hostile, évite des mécanismes mortels, affronte des gardes et résout des énigmes pour délivrer une princesse retenue prisonnière.

Le jeu se distingue par son cadre oriental et romanesque, mais aussi par la fluidité de l’animation du héros, la précision des sauts et la gestion du danger. La barre de vie, encore rare à l’époque, rend les affrontements et les chutes plus lisibles. La progression demande donc d’observer, de temporiser et de choisir chaque mouvement plutôt que d’avancer rapidement.
Pourquoi les portages ont compté dans son héritage
La licence dépasse rapidement son support d’origine. Entre 1990 et 1993, elle connaît 16 portages sur micro-ordinateurs et consoles, notamment sur Amiga, DOS, Atari ST, Amstrad CPC, Game Boy, Master System, Game Gear, Mega-CD, NES et Super Nintendo. Cette diffusion explique pourquoi plusieurs générations de joueurs associent la série à des machines très différentes.
Ces adaptations ont aussi prolongé la formule au fil des évolutions techniques. Prince of Persia devient ainsi plus qu’un jeu isolé : la licence repose sur un gameplay reconnaissable, fondé sur le mouvement, le timing et l’exploration sous pression. Les portages ont permis à cette base de rester accessible sur de nombreux supports.
Des Sables du temps à The Lost Crown : une série qui change de forme
Au fil de ses épisodes, la franchise quitte la progression en 2D pour explorer l’action-aventure en trois dimensions, notamment avec la trilogie des Sables du temps. Les pouvoirs du Temps y installent une mécanique durable : revenir sur une erreur, modifier le rythme d’une scène ou utiliser l’environnement participe directement à l’aventure.
Prince of Persia: The Lost Crown ne reprend pas exactement cette formule. Le jeu revient à une vue latérale et adopte une progression de type Metroidvania, tout en conservant la vitesse, les dangers architecturaux et la dimension mythologique associés à la licence.
| Repère | Expérience proposée | Élément distinctif |
|---|---|---|
| Jeu original | Plateforme et énigmes écran par écran | Pièges, gardes et animation du personnage |
| Trilogie des Sables du temps | Action-aventure en 3D | Manipulation du temps dans la progression |
| The Lost Crown | Action-aventure Metroidvania | Exploration, combat et pouvoirs à débloquer |
Ce que The Lost Crown propose concrètement
Dans The Lost Crown, le joueur incarne Sargon, membre des Immortels. Sa mission est de sauver le prince Ghassan dans le Mont Qaf, une cité maudite peuplée d’ennemis corrompus par le temps et de créatures mythologiques hostiles. Le décor perse intervient directement dans les lieux, les adversaires et la tonalité du récit.
Explorer, combattre et revenir autrement
La progression s’organise autour de zones interconnectées, de passages inaccessibles au premier abord et de capacités qui ouvrent de nouveaux itinéraires. Sargon améliore ses possibilités avec des amulettes, des pouvoirs et des furies. Les combats demandent de combiner déplacements, attaques, parades et contre-attaques.
La carte sert aussi à préparer les retours dans les zones déjà visitées. Le marquage par cliché d’objets ou de passages inaccessibles aide à mémoriser une porte verrouillée, une corniche trop haute ou un mécanisme incompris. Le joueur peut ainsi conserver une piste visuelle et y revenir après l’obtention d’une nouvelle compétence, plutôt que de multiplier les allers-retours au hasard.
Un filet de sécurité utile pour apprendre les zones difficiles
Les options d’assistance établissent un compromis entre le défi recherché et la difficulté des commandes. Sur mobile, l’auto-potion, l’auto-parade, le bouclier optionnel, l’indicateur de direction ou le maintien sur les murs peuvent réduire la charge des contrôles sans supprimer la lecture des pièges.
Ces réglages sont particulièrement utiles dans un Metroidvania, où l’attention doit rester disponible pour l’orientation, le rythme des salles et les enchaînements. Ils facilitent la prise en main tactile tout en laissant au joueur le choix du niveau d’assistance qui lui convient.
Réception, accès officiel et version mobile : choisir selon son usage
Les retours sur The Lost Crown mettent en avant un gameplay solide, intuitif et riche en possibilités. La perception varie toutefois selon les attentes. Un joueur nostalgique de la trilogie des Sables du temps ne retrouve pas une aventure en 3D, tandis qu’un amateur de plateforme exigeante et d’exploration peut y voir une évolution cohérente de la série.
Pour vérifier les éditions et les supports proposés, la page officielle Ubisoft dédiée à Prince of Persia reste le point d’entrée le plus direct. La version mobile de The Lost Crown propose un essai gratuit, puis un seul achat intégré pour débloquer le jeu complet. Elle prend en charge les commandes tactiles personnalisables, les manettes externes et les écrans aux formats 16:9 à 20:9.
Le choix de la version dépend donc du contexte de jeu. Une manette et un grand écran conviennent à une exploration prolongée, tandis que le mobile privilégie des sessions plus courtes et des réglages d’accessibilité. Dans les deux cas, l’expérience repose sur les mêmes bases : apprendre un espace dangereux, maîtriser le mouvement et découvrir progressivement ce que le temps peut transformer.
